Les ténebres de la nuit

Après trois siècles, la prophétie est de retour... Le secret de l'existence des vampires est de nouveau percé à jour... Entre humains, vampires et chasseurs, un monde sans pitié s'offre à vous.. Saurez-vous y survivre?
 
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 Harsh || Esprit Tourmenté

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Serenity Lois
Vampire hunter
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Messages : 55
Date d'inscription : 19/05/2009
Age : 27

Feuille de personnage
Race (Vampire Hunter, sang-pur, vampire ou Level E): Vampire Hunter
Puissance:
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MessageSujet: Harsh || Esprit Tourmenté   Jeu 21 Mai - 10:59

    Harsh


    Dis-moi qui tu hantes...


    Nom : Lois
    Prénoms : Serenity Georgiana
    Surnom : Harsh
    Age : 28
    Race : Vampire Hunter


    Physique :

    Corps tendu par des grands airs. Une grande dame aux courbes bien faites qui ne se soucie pas de son physique. Elle est ce genre de femmes d’apparence froide, son visage a d’ailleurs une teinte pâle contrastant avec le rouge de ses lèvres qui ne laissent que rarement entrevoir ses dents, lorsqu’elles se muent en un sourire moqueur. Ses prunelles sont d’un marron doré qui viennent redonner un peu de vie à son visage mince et assez anguleux. De longs cheveux ébène viennent encadrer ce dernier et casser sa monotonie d’une frange droite tombant légèrement sur les yeux. Il ne faut pas se fier aux premières données. Serenity est une femme mais en tant que Vampire Hunter, elle n’est pas de constitution fragile. C’est un corps finement musclé qui se cache sous les vêtements assez gênants de l’époque qu’elle n’hésite pas à troquer contre des vêtements d’homme. Personne agile, elle possède aussi de longues mains fines, typique de la violoncelliste qu’elle est. Serenity n’est pas une personne dénuée de charme, au contraire, c’est une beauté raffinée et voilée dans un nuage de prétention et de mépris. Elle sait qu’elle ne laisse pas les gens insensibles, mais comment dire ? C’est de loin le cadet de ses soucis. Dans son métier, le physique d’apparence ne sert pas à grand-chose. Il faut juste être performante et se faire une place parmi les hommes n’est pas chose aisée.

    Caractère :

    Vous avez dit insupportable ? Vous avez frappé à la bonne porte. Serenity n’a de serein que son prénom. Sa mère n’a jamais eu beaucoup d’intuition avec sa fille unique. Serenity n’a pas toujours été une jeune femme compliquée à l’esprit troublé. Avant d’être mariée de force avec son tyran d’époux, Serenity était l’archétype de la jeune femme appartenant aux familles riches. Sage, polie, discrète, ne faisant que jouer innocemment au violoncelle. Rêvant secrètement à un futur paisible où elle aurait pu vivre de sa passion. Futile rêverie. Ses espérances de jeune insouciante furent vite mises à néant. En ressortit, cette chasseuse de vampires sans pitié : Harsh. Harsh est le présent de Serenity. D’ailleurs, tout le monde la connait sous cette appellation et sait ce que cela sous entend. Une jeune femme sans pitié qui n’hésitera à passer par des techniques frauduleuses pour arriver à ses fins. Harsh n’est que mépris et n’a de sentiments pour personne. Elle n’a d’ailleurs pas de sentiments. Une vraie machine à exterminer. Elle n’aime pas la coopération et ne parle pas pour ne rien dire. Ses lèvres n’échappent que des sons lorsqu’elle a quelque chose d’important à faire partager, elle ne peut résister cependant à laisser passer un ou deux sarcasmes dans un sourire mielleux. Une vraie plaie qui méprise et que est vite méprisée. Elle considère toute « race » comme inférieure. Quoi qu’elle ne fait pas de distinction. Tout être vivant est pourri, rongé par sa prétention, son désir, sa cupidité. Elle le répugne. Elle peut se faire violente et n’a pas réellement de justice. Elle extermine sans raison. Rétablir une quelconque paix ou mettre une population à l’abri, elle n’en a que faire. Harsh a perdu ses idéaux de vue. Elle n’est qu’un mécanisme dans le rouage des Vampires Hunters. C’est cela qui la rend redoutable. Les ruses qu’on peut user contre les femmes ne marchent pas avec elle. Elle vous rabaissera et prendra plaisir à vous voir sombrer. Être sans scrupule.



    Je te dirai qui tu es.




    Un jour comme un autre…



    Une taille respectable précédant des hanches généreuses. Des courbes épurées d'une harmonie plaisante. Un pied gracieux posé fièrement sur le parquet grinçant de la chambre de sa propriétaire. Il trônait. Un violoncelle d'une blancheur immaculée de plusieurs années dont le bois était abimé à certains endroits, cause de l'utilisation excessive quand faisait sa maîtresse. Il était accolé au mur de la pièce où Serenity Lois passait la plupart de son temps. D'ailleurs, elle était assise en tailleur sur son lit à baldaquin dont les rideaux d'un voile d'un blanc transparent étaient tirés, ce qui lui permettait ainsi d’être face à son instrument. Elle était dans cette position depuis plusieurs minutes dans une immobilité parfaite. Le visage fermé ne laissant deviner aucune expression, les yeux vides, les bras ballants. Elle semblait réfléchir. Une de ses mains bougea enfin pour dégager son visage d'une mèche de longs cheveux noirs d'un mouvement lent et son faciès dénudé de toute émotion s'étira soudain dans un grand sourire réjouit qui ne barrait que trop rarement son fin minois. Elle était heureuse. Exaltée.

    "Nous avons gagné mon grand." Murmura t-elle de sa voix profonde et rauque avant de s'emparer pour la énième fois d'une lettre posée à ses côtés. Elle déplia fébrilement le papier et en relut le contenu pour se convaincre de la réalité de la chose :

    Madame Lois Serenity Georgiana,
    Nous avons l’honneur de vous convier à un évènement qui réunira toute la ville. Votre contribution musicale est vivement attendue…



    Elle resta admirative devant les courbes de l'écriture qui lui offrait la chance de réaliser son plus grand rêve. Être reconnue en tant que musicienne. Reconnue était un bien grand mot, elle ne serait pas payée et probablement peut-être même pas écoutée mais qu'une femme joue en soliste lors d’un des évènements phares de la ville était un exploit dont elle se réjouissait. L'argent n'était de toute façon pas ce qui lui manquait, elle était issue d'une des familles les plus influentes de la ville et elle était mariée depuis deux jours à un homme qui l'était encore plus. Elle n'avait pas choisi ce mariage comme la majorité des femmes de son époque. Mais grâce à cette abondance de richesses, on la laissait faire "ses fantaisies" comme son mari et sa mère se plaisaient à le dire. Elle se pencha pour attraper le manche de son instrument et s'assit sur le rebord de son lit. Équipée de son archer qu'elle venait de prendre sur sa table de chevet, elle tira sur les cordes pour sortir un accord grave et long. Elle fut interrompue par le claquement de sa porte de chambre. Quelqu'un venait d'entrer.

    "Encore à vos amusements Madame. " Un ton railleur et déplaisant . Elle ne connaissait que cela de son mari. Elle ne prit pas la peine de se retourner, étant dos à la porte. Elle termina son accord et reposa délicatement l'archer de son bijou sur la petite table de chevet. Elle fut surprise par des mains sur ses hanches et un souffle dans son cou.

    "Votre violoncelle est-il donc plus plaisant que ma compagnie ?" Elle sentit ses lèvres dans son cou. Sa respiration s'accéléra.

    "Je n'ai jamais eu de tels propos Monsieur."
    "Posez votre instrument et tournez vous vers moi."

    Elle avait la main sur son manche, tremblante. Elle la resserra avec force pour reposer son instrument contre le mur l'instant d'après. Elle se retourna avec une certaine appréhension matérialisée par un nœud à l'estomac qui la faisait souffrir. Elle se retrouva devant le visage anguleux de son mari qui la contemplait avec avidité. Il attrapa son visage qu'il emprisonna de ses mains et apposa ses lèvres comme une brûlure sur les siennes. Elle sentit les lacets de son corset se défaire et ce dernier tomba sur le lit. Elle voulut se dégager mais une des mains de son affreux amant la retenait à présent fermement par la taille de sorte qu'elle ne pouvait pas bouger. Elle s'écarta avec peine des lèvres de l'homme.

    "Monsieur, je vous en conjure... Je... Non ! "

    Un cri de souffrance déchira le silence de la pièce



    Lendemain matin.


    Elle était allongée sur son lit en position fœtale. Depuis peut-être une minute, une heure, une éternité. Elle avait les yeux écarquillés, fixant obstinément la porte de sa chambre. Celle-là même où son mari était sorti quelques instants auparavant, satisfait, refaisant le col de sa chemise sans un regard pour elle. Il lui avait murmuré qu'elle était belle avant de s'éclipser et en quittant la couche avait par inadvertance donné un coup de pied dans son instrument qui était tombé à terre dans un grand bruit. Sa dernière plainte avant le silence. Un silence angoissant et pénétrant. La porte de la chambre s'ouvrit soudain à la volée et un être que Serenity ne put identifier se précipita en larmes au pied du lit :

    "Oh, Mademoiselle Swann, Mademoiselle Swann..."

    Elle n'était plus une Swann maintenant. Elle était une Lois... Si elle était encore quelque chose, mais elle n'eut pas la force de contrarier sa nourrice Clarisse qui l'avait élevée comme une mère et qu'elle chérissait plus que tout au monde. Elle était maintenant aux services de la "noble" famille Lois, Serenity ayant fait "mille et un caprices" pour la garder comme l'avait expliqué son mari à sa chère mère, Madame Swann. La gouvernante avait maintenant attrapé la tête de la jeune femme dans ses bras, l'étouffant à moitié :

    "Pleurez Mademoiselle, pleurez, cela vous soulagera... Mais ne restez pas comme cela... Vous me fendez le cœur..."

    Elle avait toujours les yeux emplis de frayeur et vides de sens mais point de larmes. Elle était morte à l'intérieur. Clarisse resta longtemps à son chevet, brisant parfois le silence de ses reniflements excessifs, jusqu'à ce que Serenity lui demande de quitter la chambre. Elle se releva avec peine et bafouilla :

    "Excusez-moi de mon impuissance et de ma lâcheté Mademoiselle... Si seulement j'étais venue quand je l'ai vu entrer dans votre cham... "
    "Clarisse..."
    "Mademoiselle ?"
    "Pouvez-vous... Me donner mon violoncelle je vous prie..."

    La servante marqua un temps d'arrêt puis s'exécuta tout en répondant un "Tout de suite Mademoiselle.". Elle allongea l'instrument aux côtés de sa maîtresse et s'éclipsa rapidement. Serenity l'agrippa avec violence et le colla contre elle. Elle sentit tout son corps se contracter puis se relâcher d'un coup. Elle sentit ses yeux se troubler puis elle évacua, si cela était possible, toute la douleur emmagasinée depuis la veille. Des sanglots presque pitoyables s'échappèrent de son corps, n'ayant comme seul confident que son fidèle instrument. Cela dura un moment jusqu'à ce qu'elle se sente épuisée. Elle chercha le sommeil pour oublier mais le sort préférait s'acharner et elle garda obstinément les yeux ouverts

    Une figure austère s'invita dans la chambre de Serenity. La jeune femme ne connaissait que trop bien ces traits ridés, tirés dans un chignon sévère : sa mère. Elle s'arrêta devant le lit de sa fille et la jugea puis jeta un regard de dédain sur l'instrument.

    "Vous êtes pitoyable ma fille. Levez-vous."

    Il n'y eut pas de réponse. Serenity étant dans l'incapacité de faire le moindre mouvement.

    "Cette Clarisse vous a vraiment mal élevé. Encore heureux que le fils de la famille Lois ait bien voulu de vous."

    Madame Swann prit le violoncelle et le posa à terre avant d'attraper violemment sa fille par le bras la forçant à se lever et la planta devant le miroir de sa chambre. Elle commença alors à s'agiter d'un bout de la pièce à l'autre cherchant corset, robe, épingles à cheveux, poudres et autre mouche pour déguiser sa fille en une femme heureuse et épanouie. Elle serrait son corset tout en faisant un constat du peu de qualités que possédaient son unique enfant :

    "Vous êtes un vrai squelette. Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Et regardez-vous. Un vrai monstre tellement vous êtes grande, on vous croirait juchée sur des échasses."

    Elle nouait désormais les cheveux de sa fille dans une coiffe complexe, Serenity restait muette écoutant les plaintes de sa mère quand elle lâcha, excédée :

    "Vous êtes injuste."

    Elle reçut une gifle d'une violence inattendue et se retrouva devant le visage rougit de colère de sa mère :

    "Comment osez-vous ? J'ai toujours tout fait pour notre bonheur mademoiselle. J'ai organisé votre mariage, j'ai financé votre éducation et vos stupides cours de musique. Pensez-vous que la vie est facile ? Que vous êtes la seule femme à être passé par les souffrances des violences conjugales ? Ne vous croyez pas au centre du monde et grandissez. Vous n 'avez plus l'âge de ce genre de répliques enfantines."

    La mère prenait le chemin de la sortie, elle marqua un temps d'arrêt avant de sortir :

    " Finissez de vous apprêter. Ce soir est important pour vous. Souriez durant la soirée et faites honneur à notre famille. Les femmes comme nous doivent être fortes. "

    La porte se referma. Serenity ne savait pas si les paroles de sa génitrice étaient encourageantes ou non. Elle finit de se coiffer sans grande conviction.

    [~]


    Elle était assise sur une chaise en bois, son violoncelle contre elle. Le moment qu'elle attendait avec impatience depuis des années était enfin arrivé. Malgré les évènements peu heureux de la veille, elle ressentit quand même cette petite décharge dans son corps révélant une excitation. Elle ne le montrait pourtant pas, restant impassible devant un petit groupe qui avait daigné arrêter son activité pour l'écouter. Elle jeta un rapide coup d'œil circulaire à la dizaine de personnes en face d'elle. Sa main trembla un peu quand elle donna le premier accord puis au fur et à mesure des mesures, elle se détendit. Elle osa même fermer les yeux, n'entendant plus que le bourdonnement de son violoncelle. Le moment de grâce avant la chute. Inévitable. Inéluctable. Un groupe de personnes vint troubler l’ordre établi, elle vit avec horreur ces personnes se jeter sur les spectateurs, l’instant d’avant si calmes. Elle comprit. Les vampires. Ils n’étaient plus seulement une légende, ils étaient là. Un d’eux s’approcha de son mari près d’elle, venu la narguer durant sa prestation. Il la jeta devant lui, vile tentative de protection. Elle échappa de justesse à l’attaque de ce vampire, abattu par un homme armé, on lui dira plus tard que c’était un Vampire Hunter, et elle sut.

    Elle sut que tout avait changé



    Quelques temps plus tard.


    Des bottines en cuir frappaient le dallage d’un des quartiers de la ville. Arme à la ceinture, cheveux emprisonnés dans un chignon sauvage, regard vide d’expression. Harsh quadrillait le territoire en espérant trouver une proie à abattre. Elle avait suivi l’homme qui les avait aidés, elle et son lâche de mari. Il avait compris ce qu’elle pouvait être capable de faire. Il lui apprit le maniement des armes et elle devint une élève douée, étonnement douée. Sa mère eut vent de ses stupidités et pria pour que Monsieur Lois garde sa fille à ses côtés, ce qu’il fit jusqu’au jour où on le retrouva mort dans sa couche. Tout le monde savait qui cela pouvait être mais personne ne chercha à arrêter la coupable : Celle qui se baladait avec ces fringues d’hommes et qui n’avait aucune âme.

    Harsh.

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Ezechiel
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MessageSujet: Re: Harsh || Esprit Tourmenté   Jeu 21 Mai - 13:25

Tout d'abord bienvenue, c'est un plaisir de retrouver quelqu'un de Nemausus sur le forum.

Ensuite, très belle fiche! J'aime beaucoup ton style d'écriture et le rythme utilisé pour ton histoire, épurée et se limitant aux temps forts de la vie de ton personnage, sans en oublier des détails qui ne se limitent pas à une simple narration des évènements, une touche appréciable. Bref, j'ai pris un réel plaisir à la lire.

Je te valide bien évidement =)

Bon RP
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Harsh || Esprit Tourmenté
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